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Quelle gestion des travaux d’accessibilité aux PMR en copropriété ?

Posté le 5 janvier 2020 dans : Le métier du syndic
Handicap - accessibilité - copropriété - immobilier - syndic - travaux - pmr

Depuis quelques années, les travaux d’accessibilité lié au handicap au sein des copropriétés constitue une préoccupation grandissante. D’autant plus que la nécessité peut concerner les résidents de la copropriété, mais également afin de permettre aux personnes extérieures d’accéder à l’immeuble en question.
Vient alors la question de « normes d’accessibilité » de la copropriété, et ce destiné à l’ensemble des personnes à mobilité réduite (PMR). Qu’il s’agisse de personnes handicapés, comme d’individus en perte d’autonomie tels que les personnes âgées.

La loi ELAN datant du 23 novembre 2018 portant, comme son nom l’indique, sur l’évolution du logement, l’aménagement et le numérique, a pour objectif de remanier en profondeur le droit de copropriété des immeubles construits. La grande majorité des changements seront mis en place au 1er juin 2020, et certains concernent les travaux d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite.

Quelles obligations pour les copropriété ?

L’article R.111-18 du Code de la Construction et de l’Habitation est clair aux sujet des travaux d’accessibilité. L’ensemble des nouvelles constructions d’habitation doivent être aménagées et bâties de sorte à être accessibles aux personnes à mobilité réduite. Datant de début 2007, cette norme concerne en premier lieu la circulation à l’intérieur mais également à l’extérieur, les logements, ascenseurs, les places de stationnements mais aussi les locaux collectifs ainsi que leurs équipements. Bien entendu, ces installations doivent englober les différents types de handicaps évoqués précédemment.

Ces normes d’accessibilité ont donc pour objectif de faciliter l’accès aux immeubles ainsi qu’aux logements en eux mêmes. Ainsi, les travaux d’accessibilité peuvent viser différentes préoccupations, pour différents handicaps : comme de faciliter l’accès aux fauteuils roulants à l’intérieur de la copropropriété et ce depuis l’extérieur (place de stationnement, élévateur, rampe d’accès etc.), ou encore l’installation de poignées de portes adaptées, de maintiens, de barres d’appui, de mains courantes etc.

Cela concerne donc les nouvelles constructions. Pour le moment, les copropriété dit « anciennes » échappent en majorité à ces nouvelles obligations en matière d’accessibilité, malgré que ces dernières soient vivement recommandées pour assurer l’égalité de l’accès au logement. Néanmoins, dans le cadre de travaux d’extension, de modification, ou encore d’ajout de nouveau bâtiment, une obligation de mise en accessibilité s’impose, à condition que les travaux en question représentent 80% ou plus de la valeur du bâtiment.

La demande de travaux d'accessibilité actuellement

A l’heure actuelle, les différents travaux d’accessibilité en copropriété sont dans l’intégralité soumis au vote des copropriétaires. En effet, le syndic de copropriété n’est pas en droit de décider de son plein gré, d’améliorer l’accessibilité du bâtiment sans avoir obtenu l’accord des copropriétaires au préalable. Les travaux réalisés au sein des parties communes dans le cadre d’une rénovation seront partagés entre les différents copropriétaires.

Par conséquent, un propriétaire ayant la volonté d’engager, à ses frais, ce type de travaux au sein de sa copropriété, doit d’abord solliciter l’autorisation de ses paires à l’occasion de l’assemblée générale des copropriétaires, à la condition que ces travaux n’affectent en rien la structure de l’immeuble ou ses éléments d’équipement essentiels, et bien entendu sous réserve que la destination de l’immeuble reste inchangée. La décision sera votée à la majorité simple. Dans ces conditions, il n’est pas évident, pour un copropriétaire en situation de handicap, d’obtenir la réalisation de ces travaux.

Ce qui va changer pour les travaux d'accessibilité en copropriété

Comme évoqué au début de cet article, la loi ELAN vient changer la donne en matière de travaux d’accessibilité . Effectivement, tandis que nous sommes actuellement face à une « procédure d’autorisation » de la part des copropriétaires, la mise en vigueur de la loi à partir de juin prochain vient la transformer en un simple « besoin d’information » du syndicat des copropriétaires. En effet, désormais « Chaque copropriétaire peut faire réaliser, à ses frais, des travaux pour l’accessibilité des logements aux personnes handicapées ou à mobilité réduite qui affectent les parties communes ou l’aspect extérieur de l’immeuble. A cette fin, le copropriétaire notifie au syndic une demande d’inscription d’un point d’information à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale, accompagnée d’un descriptif détaillé des travaux envisagés. » Clairement plus souple que le procédé actuel, il s’agira d’une notification d’information, préalablement inscrite à l’ordre du jour de l’assemblée générale des copropriétaires et ne nécessitant aucun vote.

Toutefois, une mention complémentaire vient grandement nuancer cette nouveauté, en ajoutant que : « L’assemblée générale peut, à la majorité des voix des copropriétaires, s’opposer à la réalisation de ces travaux par décision motivée par l’atteinte portée par les travaux à la structure de l’immeuble ou à ses éléments d’équipements essentiels, ou leur non-conformité à la destination de l’immeuble. »
Pour résumé, l’autorisation d’un copropriétaire de faire réaliser à ses frais les travaux d’accessibilité sera acquise de droit. Chacun pourra engager ce type de travaux (à condition qu’ils respectent les éléments cités précédemment), sans avoir à solliciter l’autorisation de l’assemblée. L’assemblée disposera seulement d’un droit d’opposition, motivé, s’exerçant à la majorité absolue

Enfin, il est important de relever que cette nouvelle démarche suppose néanmoins que le syndic de copropriété inscrive systématiquement la question d’une possible opposition à l’ordre du jour de l’assemblée générale, suivant le point d’information sollicité par le copropriétaire demandeur. Dans le cas contraire, l’opposition des autres copropriétaires, même motivée, ne sera pas considérée comme régulière et donc non recevable.

Quelles responsabilité du syndic de copropriété dans le cas de travaux d'accessibilité ?

Contrairement aux autres travaux, ceux-ci n’engage pas grandement la responsabilité du syndic de copropriété. En effet, jusqu’à la réception des travaux, le copropriétaire qui les a engagé est le seul qui endosse le rôle du maître d’ouvrage. A ce titre, il devra systématiquement veiller et contrôler les assurances ainsi que la qualification des entreprises amenées à accomplir ces travaux d’accessibilité au sein des parties communes.
Commodément, dans le cas où c’est l’assemblée générale qui est à l’origine de la mise en place travaux, le syndic reprend sa responsabilité de maître d’ouvrage sur de tels travaux.

H2i - assemblee generale - syndic - copropriete - H2I - AGCOP

Pour un syndic de copropriété, il n’est pas facile d’organiser la vie d’une copropriété. Gestion de la vie quotidienne, des évènements, engagement des travaux etc. Les missions sont nombreuses et fastidieuses.

Pour autant, l’assemblée générale des copropriétaires est un des points primordiaux au sein d’une copropriété. Véritable symbole de la vie d’une copropriété, elle est le lieu d’échange, d’information et de prises de décisions qui impactent l’intégralité de la copropriété. Dans le but d’accompagner les syndics de copropriété professionnels, H2I a développé AGCOP, un logiciel complet et pertinent qui vous permettra de gérer vos assemblées générales de copropriété de manière optimale. Efficace avant, pendant, et après la tenue de vos assemblées, découvrez l’outil qui deviendra vite votre allié pour la gestion de ces dernières !

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